Cette année, au Festival international des films sur l’art (FIFA) à Montréal, il y a eu quelques films plus personnels posant des questions plutôt que de simplement célébrer le génie de l’artiste (ce que fait souvent ce genre de film).
Parmi ceux-ci, il y avait un documentaire-essai à la fois amusant et pertinent, mettant en scène la féministe australienne (vivant en Grande-Bretagne), Germain Greer. Greer (née en 1939) est surtout connue pour son livre The Female Eunuch (1970), où elle démontrait comment la société oblige les femmes à se conformer à des attitudes et rôles dits féminins. Elle y dénonçait aussi, par cette phrase brillante, les interdits d’avortement : « if men could get pregnant, abortion would be a sacrament ». Greer n’a jamais hésité à critiquer le mariage comme forme d’esclavage ou à discuter de l’incapacité de certaines femmes à avoir du plaisir sexuel, ce qui pour elle n’avait rien avoir avec une mauvaise connaissance des organes génitaux féminins (par les femmes ou par les hommes). Greer a toujours revendiqué une grande liberté d’action et de pensée… (extrait)

ETC