ETC vient de se libérer, nominalement, de sa couleur géographique, locale. Le mot Montréal, inscrit en page couverture depuis 1987, vient de prendre le bord, comme on dit au Québec. Dans ce cas, on pourrait même parler de hors-marges, de lieu ou de non-lieu où serait rendu le mot Montréal. Montréal est en dehors ou derrière, ou en filigrane. En fait, Montréal cohabite déjà, dans chaque publication de la revue, avec de nombreuses autres villes du Québec et de l'étranger. Dans ce contexte, il devient difficile de ne pas sentir que l'identité et le mandat de la revue se déplacent vers une pluralité certaine. Au contact d'auteurs et de créateurs de l'étranger, la revue s'internationalise. Il se produit que le local se mesure à l'international et qu'une belle cohabitation s'établit...(extrait)

ETC