Si ETC MONTRÉAL
s'intéresse, depuis deux numéros, à la question
de la violence liée aux arts visuels, ce n'est certes pas par
souci d'aller dans le sens du vent et de récupérer une
tendance, mais bien de questionner notre environnement
socio-politique, en lien avec ce qui inspire les créateurs.
Cependant, peut-on vraiment parler de tendance en traitant de ce qui
n'est pas une mode mais, malheureusement, davantage un mode de vie.
Car nous côtoyons tous la violence, celle que nous
découvrons encore plus sourde qu'un torrent de honte, comme
celle qui saigne et que les médias nous renvoient
continuellement, tant et si bien qu'on se demande si ces images
feront toujours effet ? Voire si elles engendreront toujours de
la répulsion et des dynamiques de rejet ? Et si
c'était l'inverse ? Si la violence affichée
partout était devenue banale et ne nous touchait plus? Et si
la violence ne nous faisait plus mal, à nous Occidentaux
toujours en quête d'assurance ? Est-il possible de penser
qu'au fur et à mesure que notre époque nous livre ses
horreurs, l'intolérable ne franchisse plus certaines zones de
notre cerveau ? Ce sont des questions qui n'offrent aucune
perspective de réponse. À moins
que
...
ETC